Présentation humorisique du RGO par le site « les mamans testent »: (vraiment à prendre au second degrès)

Ah, le nain RGO. Que du bonheur je vous le dis moi.
Qu’est ce un RGO? un RGO c’est l’abréviation de Reflux Gastro Oesophagien. En gros c’est un peu synonyme de nain hyper boulet mais qui n’y peut pas grand chose.

Le RGO, ça arrive, c’est pas une fatalité, c’est chiant, c’est long, c’est désespérant, c’est le mal.
Mais ce n’est si grave en faite!

Je t’explique. Un peu, parce que tu trouveras beaucoup d’informations sur ton Google par rapport au fait qu’il y a plein de nains RGO sur Terre. Et ça, déjà, c’est rassurant 😉

Ton nain, il est tout petit et il y a des trucs qui ne marchent pas toujours très bien chez lui genre la notion jour/nuit 😮

Et aussi, des fois, son petit tube digestif, il est tout immature. Et ouais! Et du coup, sa remonte. Tout. Enfin le lait quoi. Et ça ne fait pas que remonter (parce que ça, une bonne lessive épicétou), nan, sa peut aussi brûler son ptit oesophage. Grave que sa brûle! T’en as eu toi des remontées acides pendant ta grossesse? Oué. T’as bien chargé? Oué. Bin ton nain, c’est pareil, sauf que lui, c’est un nain. Donc, il ne parle pas. Et donc, il hurle.Mais très fort hein, pas les petits cris de chat. Nan, le bon hurlement qui fait flipper. En même temps ce qui remonte c’est de l’acide chlorhydrique, genre le truc qui te dissout une entrecôte en dix minutes. Alors le nain, il a le droit de chialer.

C’est un peu beurk l’image mais c’est pour les gens qui pigent rien à ce que je raconte et qui ont besoin d’un dessin. Ah bin oui, là, tu vois mieux. T’as vu, le vilain manger remonte. Biiih, ça fait mal.

 

voici les symptômes, bah, je te fais une courte liste mais attention, il n’y a que ton médecin/pédiatre qui peut diagnostiquer un reflux.
Il y a quelques signes qui peuvent te mettre sur la piste d’un RGO:

1. Ton nain est chiant, très chiant. Bon, ok, c’est pas un signe 🙂

2. Il régurgite loin des tétées/bib (genre 2heures) et il pleure en régurgitant. Je ne te parle pas des ptits vomitos genre oulàlà-j’ai-trop-tété-moi-burp-je-recrache-sur-le-petit-cachemireZadigéVoltaire-de-maman. Ou bien (pire) il ne régurgite pas (on parle alors de reflux interne, c’est celui de mon nain alors je sais de quoi je cause) mais 2h après une tétée, il hurle hurle -et toi, tu crois qu’il a faim et tu le recolle au sein/bib – errare humanum est (frime frime, je spike latin). En résumé, cercle vicelard puisque le nain a faim > il mange > ça remonte > malobidon + malalagorge > besoin d’un truc qui fait du bien > reboivage > et youhou c’est reparti.

3. T’as l’impression que ton nain n’est pas paisible, pas calme, qu’il y a toujours quelque chose qui le dérange. Alors, pendant les premiers mois, on met ça sur le compte des fameuses coliques. Mais plus le temps passe, plus c’est difficile et arrivé à 4/5 mois, on se dit que quelque chose cloche. Comme tu es sa môman (ou son pôpa, ça va, sois pas jaloux), tu sens bien que ton nain n’est pas au top (et tu as raison, ne laisse personne te dire que tu psychotte, tiens bon).
Il est sensible au bruit, c’est une petite caille, il est toujours gêné, il ne rit pas beaucoup ou bien passe du rire aux larmes sans raison particulière.

4. Ton nain rote. Oué, quel gros dégueulasse. Imagine, ton nain dort depuis (houlàlà) au moins 10 minutes (et toi tu t’écroules sur ton canapouf’). Il se réveille (évidemment quand toi tu t’endors) en hurlant. Tu le prends contre toi à la verticale, il se calme et sort un rot. ça va mieux, tu le recouches. Re-belote 5 minutes plus tard (mais là, t’es moins loin puisque tu t’es écroulée au pied du lit du nain).

5. Le soir c’est terribeul. Et oui, les douleurs du nain augmentent la journée et le soir, c’est bienvenue à la grande fiesta. Hurlements dès qu’on l’allonge, hurlements quand on le pose, hurlements tout le temps sauf quand on le porte dans les bras. Alors, tu vas me dire que TOUS les nains font le cirque le soir. Oui, je suis d’accord. Mais je te prie de croire que les hurlements de douleur du nain RGO sont stridents et rendent fou. Vraiment.

6. Ton nain tire la langue/bave (genre tu crois qu’il fait ses dents, ne sois pas pressée, ça viendra ensuite et ça sera également la grosse déconne).

7. Ton nain déteste être couché. Il roupille en voiture, dans son cosy (semi assis), dans l’écharpe, etc…
Pour te dire, Solal a dormi 3 mois et demi dans son cosi. Oui, même la nuit. Parce que sinon il se réveillait toutes les demi-heures. Je ne te mens pas. D’où l’adoption ad vitam eternam (refrime refrime) du précieux et utile conseil d’Angélinain ici.

8. Ton nain mange très vite (comme Solal, il tétait peu et très souvent, pour apaiser sa gorge) ou très lentement parce que ça lui fait mal. Il n’a AUCUN rythme alors ce n’est pas la peine d’essayer de le comprendre. Entre les repas, le nain machouille, peut avoir des haut-le-cœur et si tu tends l’oreille, tu peux entendre le doux bruit de ses remontées acides (limite on dirait une fontaine zen).

9. Ton nain a du mal à faire caca. Et oué, ça arrive. C’est ce qu’on appelle la pseudo-constipation. Il galère grave même si c’est toumou.

10. Ton nain est maladeu. Il a toujours le nez bouché (et adore se faire nettoyer le nez avé les pipettes de sérum phy). Il ronfle parfois et fait très tôt des rhino. Il tousse un peu gras, comme s’il avait quelque chose dans le fond de la gorge (ce qu’il a). Mon nain à moi a eu dès ses 1 mois une voix éraillée comme s’il s’enfilait un paquet de Gauloises sans filtre (pas bien le nain).

11. Il se tend d’un côté. Attention au torticolis le nain.

Evidemment, il y a d’autres symptômes et bien sûr, un nain n’a pas tous ses symptômes d’un coup (quoique le mien…).

Si je devrais résumer les symptômes du nain RGO, je dirais…un nain qui souffre, qui a vraiment mal et ça se voit. Des cris stridents, des siestes quasi inexistantes dans la journée ou bien très courtes avec réveil en sursaut et hurlements. Un nain manifestement qui est tout à sa douleur et qui n’arrive pas à être dans la communication. En gros, un nain qui ressemble un peu à ça, et souvent :

Un nain qui a donc besoin de toi parce qu’il ne peut rien faire. Il ne fait donc pas de caprices (nan, un nain si petit ne fait pas de caprices, après je dis pas), et même si vous ne pouvez pas faire grand chose, le minimum c’est lui dire que vous êtes là. Que vous comprenez, que vous serez toujours là.
ça a l’air niais mais le nain se sentira rassuré de savoir qu’il n’est pas seul dans sa douleur. Et ça, ça compte pour après. Crois moi. J’ai dans maméson un nain RGO qui s’en sort, qui est encore très très chiant, qui est sensible et qui ne supporte aucune douleur ni aucune gêne (genre en ce moment il fait 2 molaires, kinenveut du nain) mais qui est un amour de nain. Et surtout, qui a confiance en ses parents. C’est bien le nain. T’es sympa.

Source: à venir problème de WP

 

Voilà pour la présentation avec humour, maintenant parlons sans déconner, c’est quoi un reflux gastro oesophagien? (RGO)

Le RGO est défini comme le passage intermittent, involontaire, d’une partie du contenu gastrique dans l’oesophage. Il peut être extériorisé sous forme de régurgitations ou rester inapparent s’il n’atteint pas la cavité buccale. Présent chez tous les nourrissons, il peut être considéré comme physiologique lorsque les épisodes sont rares, brefs et surviennent en période postprandiale. Lorsque ces reflux, en revanche, sont prolongés et acides, le RGO devient pathologique. Un RGO authentique peut se traduire par une exacerbation des symptômes digestifs mais il peut rester complètement muet au plan digestif, ne se manifestant que par des signes extradigestifs, en particulier respiratoires. (source: à venir)

Tous les bébés ont plus au moins un reflux 😉

Mais du coup, comment faire la différence entre RGO physiologique? pathologique? allergique?

 

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Le RGO est un coupable trop facilement désigné pour des tas de symptômes dont il est innocent !

Un reflux du nourrisson sans signe d’œsophagite, de malaise ou d’asthme sévère inexpliqué, ne s’explore pas, il est physiologique.
Détecter la suralimentation, éviter les jus de fruits, faire roter plusieurs fois en bonne position les voraces, acheter des bavoirs, prendre patience…

reflux gastro-oesophagien

 

Un adulte de 70 Kg devrait boire plus de 8 litres de boisson (gazeuse !) par jour s’il voulait imiter le nourrisson ! Les nourrissons étonnants sont plutôt ceux qui ne régurgitent pas !

/!\ Cas particuliers:

RGO, conséquence du REF?

Le réflexe d’éjection fort (REF) empire le reflux gastro-oesophagien (RGO), par le côté mécanique du jet de lait trop fort qui crée des rots, mais aussi par la trop grande quantité de lactose contenu dans le pré-lait (lait de début de tétée) et qui favorise les ballonnements.

Aide pour gérer le ref: REFxevb8hc63b2buf1wb4zjptheesp1e2-org

RGO, une possible allergie au lait?

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Arbre diagnostique – Commentaires

(1) Les vomissements actifs ne correspondent pas au reflux gastro-œsophagien (RGO) qui est une remontée passive du liquide gastrique. Devant des vomissements, l’enquête étiologique est différente à la recherche d’une cause médicale (en particulier neurologique, métabolique ou infectieuse) ou chirurgicale (le caractère bilieux des vomissements signe un obstacle sous Vaterien).

(2) Dans quelques études italiennes, l’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) est à l’origine de près de 50 % de RGO dans un contexte atopique.

(3) Comme chez l’adulte, chez l’enfant qui peut s’exprimer, un pyrosis nécessite un traitement empirique par inhibiteur de la pompe à protons (IPP) pendant 4 à 6 semaines.

(4) Les critères de pH-métrie pathologiques sont d’ordre quantitatif et qualitatif. L’index de reflux > 4,5 % sur 24 heures est défini chez le grand enfant et l’adulte mais chez le nourrisson, la limite n’est pas aussi tranchée (percentiles en fonction de l’âge). D’un point de vue qualitatif, le nombre de reflux (< 2,2 reflux par heure) et la clairance œsophagienne (reflux le plus long < 15 min) doivent être considérés. Dans les manifestations respiratoires, il existe volontiers un type de tracé avec des pics de reflux diurnes fréquents, sans toutefois qu’on puisse lui attribuer avec certitude une valeur pathologique. La place de l’impédancemétrie reste à définir dans ce cadre.

(5) Toute prescription renouvelée d’IPP exige une consultation avec un gastro pédiatre. Effectivement, les effets secondaires des IPP sont de 14 % et la récidive des symptômes à l’arrêt des IPP n’est pas toujours due au RGO acide. L’inflation de prescription des IPP est telle qu’un deuxième avis est indispensable.

(6) La gravité des symptômes et du ressenti des parents est moindre quand on évite de parler de RGO, synonyme de maladie auprès des familles au profit de régurgitations.

(7) Des explorations complémentaires se discutent dans ces situations cliniques (endoscopie, manométrie œsophagienne).

(8) Une étude bien menée contre placebo montre l’inefficacité des IPP sur chacun de ces symptômes. Toutefois, l’addition de plusieurs de ces symptômes peut être témoin d’une œsophagite.

(9) Des troubles de l’oralité du nourrisson peuvent être à l’origine d’un refus alimentaire et mimer des signes pouvant faire évoquer une œsophagite.

(10) Le rapport bénéfice risque de la prescription de prokinétiques n’est pas favorable. Il n’y a donc plus lieu de prescrire aucun prokinétiques dans le RGO du nourrisson. Cinquante pour cent des nourrissons sont améliorés par un placebo. Attention donc à ne pas affirmer avec certitude un RGO compliqué sur la seule réponse aux IPP. Devant l’association d’un RGO et d’un inconfort et/ou d’une difficulté à s’alimenter et/ou d’une croissance modeste, un essai empirique par un IPP peut être proposé. Cette attitude est discutée, voire contestée par certains, adoptée par d’autres.

(11) Un essai empirique par une diète sans PLV doit être proposé devant un RGO résistant à une prise en charge hygiéno-diététique bien menée.

En gros, oui le RGO est un des signes de l’aplv mais avant d’accuser une possible allergie, nous vous invitons à vérifier si vous n’avez pas de REF.